Quand l'enfant s'est penché à son petit ruisseau,
Il se voit déjà grand et sent où va son fleuve,
C'est l'aube chatoyante où les cieux sont au beau
Arrivent l'embouchure et les premières épreuves,
Nuages vont, viennent, le temps est incertain.
L'enfant sonde le bonheur, il va graver ses preuves
La barque suit son cours, sans penser au lointain,
Comme si un trait ardent cela est, l'instant mire
Le coeur, mue sans changer, se recouvre d'étain...
Extrait...
Coeur d'enfant (Terza-Rima)
Photo...Françoise