évaNaissance
Si ton regard se pose à la frange de l’eau,
Ecoute se faufiler en toi
Le chant souple des branches,
Répondant au chœur frêle des arbres.
Suis le sillon
De leurs reflets couchés à même le ruisseau
Dessinés en ondulations ou bien en pointillés :
Parfois ils font vœu de suivre le courant
Du feu de leurs écorces tigrées.
Comme le lierre embrassant généreusement le tronc,
Tu dois enlacer les rêves de l’aubier,
Te faire oiseau de passage dans le feuillage tendre
Ou laisser ton empreinte sur la limpidité du ciel printanier,
Te poudrer le corps de verte et vaporeuse frondaison
Et puis, pierre à pierre, grain de sable après sable
Gravir par respect le sentier en ne faisant que l’effleurer.
Sois, comme l’émergence de ces fleurs délicates
Aux clochettes glissées sur l’espace vierge de pas,
Cheveux et front offerts au spectacle
Des sous-bois en pleine renaissance.
Sois, comme la barque fragile laissée
Aux heures égrenées contre la berge
Dont les rames tenteraient à contre-courant
De ne pas déranger, en serpentant,
Le doux refuge et la caresse hors du temps de la terre.
Si ton regard s’immobilise au fil de la nature
Laisse –le vagabonder et se fondre
Dans la fraîcheur et l’ombre
De ce paysage de l’âme qui te va si bien.
Maïté L Le 17/05/09
Par Frankoise
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Publié dans : Cadeau de mes amies
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